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Prodige de ce film haletant, fascinant, d'une impressionnante puissance narrative, superbement interprété, ovationné et couronné lors du dernier festival de Berlin, qui illustre le précepte de Jean Renoir : chacun dans ce monde a ses raisons.
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Jouant en permanence sur ces trois niveaux, intimiste, philosophique et politique, "Une séparation" est surtout un film extrêmement physique, tendu, électrique, plongeant ses acteurs (tous extraordinaires d'intensité) et sa fiction dans le bain bouillonnant de la société iranienne réelle.
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Ce ne sont que quelques plans brefs, comme des gouttes d'eau dans un océan d'images mais ils constituent la marque d'un grand cinéaste. Rien ne dit que sans ces quelques plans le film d'Asghar Farhadi serait moins grand, mais cependant ils lui sont indispensables. L'évidence s'impose une fois encore que le cinéma se compose d'éléments en eux-mêmes insignifiants, dont la seule recension des péripéties aurait fait l'économie.
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La force du film est dans sa capacité à faire douter le spectateur, lui faire plusieurs fois changer de camp au fur et à mesure que se déroule l'intrigue. Asghar Farhadi use des théâtres intimes pour distiller l'idée qu'en Iran le mensonge et la manipulation se pratiquent à tous les niveaux, que les comportements que l'on y impose méritent d'être débattus, contestés.
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"Une séparation" surprend en revanche constamment par sa liberté de ton, tous sauf consensuelle. Les acteurs sont exceptionnels.
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"Une séparation", on ne s'en remet pas! D'abord parce que Leila Hatami nous bouleverse. Ensuite, parce que le film raconte magnifiquement le quotidien des femmes iraniennes.

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