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Honteusement absent du palmarès cannois, "Le Traître" de Marco Bellocchio est pourtant l’un des meilleurs films de l’auteur des "Poings dans les poches", "Viol en première page", "Vincere"…, mais aussi de l’année 2019.
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Dans le rôle du repenti, l'excellent Pierfrancesco Favino qui, loin de se contenter d'habiter son personnage de manière honnête, le transcende. Magistral.
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Tout l'enjeu de sa mise en scène est de trouver dans les séquences de prétoire un lyrisme tragique et burlesque, quelque part entre opera seria et commedia dell'arte. C'est incisif et saignant sans que se profile l'ombre d'une empathie.
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Avec sa biographie épurée et précise de l’un des premiers repentis de Cosa nostra, le cinéaste italien réussit son film sur la Mafia. Sans en entretenir le mythe.
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Ce moins une plongée dans la mafia que le portrait, tout en clair-obscur, d'un salaud, aussi complexe qu'attachant, que nous propose Bellocchio.
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Ici tour à tour exégète et fossoyeur des Coppola et Visconti, Marco Bellocchio signe un film de gangsters sinueux. Une œuvre radicale refusant, non sans curieusement les célébrer, de se conformer aux standards. Virtuose et aride à la fois, cette anti-épopée éblouit.
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Aucun film n’avait cependant détaillé de façon aussi réaliste l’organisation criminelle que "Le Traître" de Marco Bellocchio, oeuvre d’une ambition folle qui revient sur la Deuxième Guerre de la mafia et l'exécution des familles siciliennes concurrentes au clan des Corleonesi guidé par Toto Riina.

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