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Ce film bon enfant, à la teneur quasi-ethnographique, doit beaucoup à l'authenticité (et à la beauté rude) des décors naturels et des interprètes autochtones, tous amateurs. Il faudra désormais compter avec Bodrov, réalisateur au style classique dont les films sortent hélas en catimini.
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Jamais didactique, jamais folklorique, Le Prisonnier du Caucase avance comme une sorte d'aventurier itinérant, à hauteur du réel qu'il embrasse, se refusant toute échappée ou tout détour superflu.
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Il sort en France le 17 juillet et il faut aller le voir ne serait-ce que pour recevoir une leçon de cinéma : chaque plan est comme un tableau, une oeuvre d'art. Calme, couleurs, sons, tout retrace la vie d'un village du bout du monde et d'un autre temps qui aurait tout pour être tranquille, sauf que la guerre vient tout chambouler et ne manque pas de nous rappeler tous les conflits du monde.
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Mais, loin du factuel, ce film à la beauté singulière évoque plutôt, de manière presque métaphorique, l'absurde et tragique incompréhension des peuples. Sujet atemporel s'il en est...
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Le prisonier du Caucase joue sur la beauté de ses plans dénués de tout formalisme gratuit, plaide pour la force de l'humanisme contre l'engrenage de la violence, et sait utiliser l'humour avant que la tragédie ne finisse par forcer le rire au silence.
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L'oeuvre d'un cinéaste de grand talent, qui à partir du cinéma et de lui seul crée atmosphère et sensations, fait naître impressions et sentiments, au gré d'un récit parfaitement maîtrisé, qui souvent touche juste et fort.
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que faire face à un film aussi simpliste et manichéen, qui montre tous les tchétchènes comme des égorgeurs et les Russes comme des saints ? Réponse : s'abstenir d'aller le voir.
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Cerise sur le gâteau, sa mise en scène nous promène, grâce à une superbe lumière et de magnifiques plans, dans une région très reculée de la planète, un petit village enclavé dans les montagnes caucasiennes. A découvrir d'urgence.
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Dans le Prisonnier du Caucase, il y a encore un peu d'humanité, de la dérision, de l'humour noir, des plans de montagne d'une beauté pure, quelques mots échangés, et des regards entre le jeune Russe et la gamine du village. Il y a encore du cinéma et de la vie qui s'en échappe, même si cela est menacé à tout moment par les pulsions et les éclats d'une mort omniprésente.

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