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Une sensation unique [...] ce polar met le spectateur en apesanteur dans un conte urbain dont une citée tentaculaire est l'écrin.
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Si l'on peut regretter que la parenthèse bucolique se referme un peu vite, on reste impressionné par la mise en scène de NWR, bloc de granit sans faille ou presque qui, à la façon d'un Paul Verhoeven, augure d'un bel avenir de maverick européen à Hollywood.
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"Drive" dépasse ses atours d'"actioner pulp" remarquablement troussé : chaque silence, chaque ralenti, chaque poursuite, chaque fusillade, chaque baiser, suinte de poésie mélancolique et prend des dimensions émotionnelles que seul le grand cinéma est capable de créer. Un chef-d'oeuvre intemporel, universel, inépuisable.
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Deuxième long-métrage du réalisateur danois Nicolas Winding Refn à Hollywood, "Drive" est un coup de maître qui confirme le talent de l'auteur de la trilogie "Pusher" et du "Guerrier silencieux".
5
En défendant la fantaisie pulsionnelle contre la vraisemblance de rigueur dans le polar motorisé, Refn propose un type d'immersion inédit, comprenant que la réussite de l'action ne tient pas à la surenchère en elle-même, mais aux forces qui la contrebalancent.
3
"Drive" tranche pour une ligne claire et une recherche d'hypnose visuelle et sonore héritée des polars urbains magnétiques des années 80 afin de jouer sur tous les tableaux. Il multiplie les effets de saute qui menacent sa belle ligne d'intensité.
5
Le thème de la vitesse et de la route contraste idéalement avec une mise en scène contemplative, à la retenue parfois presque bressonnienne. Le plus beau film américain de la rentrée.
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Nicolas Winfing Refn a réussi à fondre voiture et cinéma, en honorant leur fonction première : nous transporter.
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Le réalisateur danois, très cinéphile, connaît ses classiques signés Michael Mann, Peter Yates ou Martin Scorsese, les réinterprète avec classe et adrénaline. [Un] film crépusculaire, électrique et romanesque.